Source : Portrait du maréchal Moncey, lithographie extraite de « Iconographie des contemporains depuis 1789 jusqu’à 1829 », premier tome, 1833, musée de la Gendarmerie nationale, Melun, France.
Né en 1754, à Moncey (Doubs), Bon-Adrien Jeannot s’engage en 1769. Grâce à ses victoires en Espagne, il devient général de division en 1794. Favorable à Bonaparte, il participe au coup d’Etat du 18 brumaire. Il est nommé premier inspecteur général de la gendarmerie en 1801. Moncey parvient à créer un esprit de corps au sein de la gendarmerie, grâce à l’ébauche d’une communication interne. Son ordre de prise de commandement résume son action à la tête de l’institution : « Contribuer avec vous à l’affermissement du calme intérieur de la République ». La gendarmerie devient, selon Napoléon, « la manière la plus efficace de maintenir la tranquillité ». Maréchal de France en 1804, duc de Conegliano en 1808, il défend la barrière de Clichy, dernier foyer de résistance de la capitale contre les Alliés, en mars 1814. L’année suivante, au retour de Louis XVIII, il refuse de présider le conseil chargé de juger le maréchal Ney. Gouverneur de l’Hôtel des Invalides en 1833, il assiste au retour des cendres de l’Empereur en 1840. Gravement malade, Moncey décède à Paris en 1842, à l’âge de 88 ans.